Approchez donc, approchez, écoutez, Bretons
J'ai composé une chanson sur la colère rouge qui enfle.
1532 est une date célèbre:
Depuis cette date, il paraît que nous sommes en France.
Ce sont les travailleurs qui payent les impôts
Qui servents à remplir les poches des colonisateurs.
Lorsqu'on donne du travail à vingt paysans,
Les grosses têtes viennent de Paris, et cent bretons sont mis au chômage.
La terre est volée pour établir des terrains militaires ;
C'est dans les mers bretonnes que l'on trouve le sous-marin atomique.
Lorsqu'on veut vendre le lait obtenu à la sueur de notre front,
On a dépensé de l'argent, et on ne le retrouve jamais.
Si nous voulons manger, nous vêtir, il nous faut nous expatrier ;
C'est en France, pas en Bretagne, que l'on trouve du boulot.
Faut-il que je sois idiot, paraît-il, pour parler breton :
Il n'y a qu'une Langue au monde (avec un grand L) et c'est le français.
Ras-le-bol de l'oppression, de la colonisation !
J'ai envie de vivre, d'être, en employant ma langue.
Et, frères de toute la Bretagne, écoutez mon avis :
Ce fardeau pèse depuis trop longtemps, renversons-le par terre.
Et la lutte n'est pas terminée, il nous faut continuer ;
La Bretagne est colonisée, mais cela ne durera pas.
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